Pignol : « Marcelino est de la même classe que Guardiola »

Lors d’un entretien accordé à La Provence, Stéphane Pignol n’a pas tari d’éloges sur le manager espagnol.

Marcelino

Stéphane Pignol, frère de Christophe, a effectué la totalité de sa carrière en Liga. Il a connu Marcelino à Saragosse en 2008, lorsque le club a été relégué. Chez nos confrères de La Provence, il s’est remémoré leur collaboration : « Quand on est footballeur, on apprend toujours, et quand on tombe sur un entraîneur comme Marcelino on apprend encore plus, c’est d’enfer ! J’ai compris que c’était un grand entraîneur et il a fait de belles choses par la suite. Lui et son staff étaient proches des joueurs, c’était une petite famille. Il est très intelligent, préparait très bien les matches et étudiait parfaitement le jeu de l’adversaire. Il disait ce qu’il pensait, il te poussait à en faire plus à l’entraînement. Saragosse était descendu avec un assez gros budget, on avait des joueurs comme Roberto Ayala, Ander Herrera, Ewerthon, Ricardo Oliveira, Francisco Pavon. On avait une équipe telle qu’on était obligé de monter. Ce n’est jamais facile, mais avec, en plus, un entraîneur comme ça, on avait fait un grand championnat. »

Le natif d’Aubagne est persuadé que l’Espagnol peut réussir à Marseille : « C’était un bosseur, un entraîneur intelligent, un peu comme Guardiola. Pour moi, il fait partie de la même classe. Quand j’ai vu qu’il pouvait venir à Marseille, je me suis dit qu’il pouvait faire de grandes choses à l’OM. À l’époque, lui et son staff étaient à la pointe, l’idée est de s’entraîner à 200% chaque jour pour être à 200% à chaque match. Ils cherchaient à ce que tous les joueurs soient au maximum de leur forme et qu’il n’y ait aucune fatigue le dimanche. Lors de la présaison, un joueur était arrivé en stage avec un surpoids, il l’a mis au régime, il pesait ses repas et lui disait : « Toi, tu ne manges que ça pendant quinze jours ». Le pauvre était cuit aux entraînements. Marcelino était très strict sur ce plan, mais c’était dans le sillage d’Ismael (Fernandez), son préparateur physique, qui était très à cheval sur ça. Marcelino, il faut le connaître. Il est proche des joueurs quand on en a besoin, mais à l’entraînement et dans le vestiaire il était très strict. Il y avait de la tension la semaine et les jours de match. Il veut de la concentration. À l’époque, la musique était interdite dans le vestiaire avant un match, il ne fallait pas rigoler, même s’il savait se détendre parfois.« 

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