L’OM utilise la data depuis le début des années 2020

L’OM utiliserait la data depuis le début des années 2020, soit un peu avant l’arrivée de Pablo Longoria au poste de directeur général délégué chargé du football.

Pablo Longoria

Dans son édition du jour, La Provence évoque le sujet de la data, que de nombreux clubs utilisent pour leur mercato. Le quotidien révèle que l’OM utilise déjà l’intelligence artificielle pour alerter, aiguiller, encourager ou dissuader ses décideurs pour le recrutement.

Dans le club phocéen, Matthieu Bouchépillon est à la tête du département data, qui est divisé selon le journal en deux équipes. La première travaille sur l’analyse des matchs, en lien avec le staff professionnel et l’académie. Quant à la deuxième, elle s’appuie sur une armée d’ingénieurs afin de déterminer les éléments constitutifs de la performance.

« Entre 2 500 et 4 000 actions par match »

Matthieu Bouchépillon expliquait il y a un an ce que cela pouvait apporter à l’OM : « L’utilisation de la data est un moyen de réduire la marge d’erreur. Les scouts ont l’info de première main. La data est un complément, elle confirme les impressions. » Le dirigeant avait alors expliqué comment le club s’y prenait : « Nous collectons entre 2 500 et 4 000 actions par match et nous y appliquons un niveau de détails très élevé. À savoir le lieu sur le terrain, la réussite ou non, la pression autour du porteur de balle, le nombre de partenaires autour de lui. Cela représente des millions de données », a-t-il poursuivi.

Tarak Kharrat, ingénieur en probabilités et chercheur à l’université de Liverpool, a expliqué comment il avait développé un outil utilisé par les équipes de Premier League : « Grâce à un modèle mathématique, qui a analysé des millions de séquences, on peut prédire à un instant T les chances qu’une action aille au bout. Pour juger de la qualité d’un joueur, on va donc se concentrer sur l’efficacité de ses actions. Ses prises de décisions augmentent-elles les chances de marquer ? Pour un défenseur, réduit-il le danger quand l’adversaire attaque ? Son efficacité dépend du différentiel entre le pourcentage de réussite avant ses interventions et celui d’après. À partir de sa moyenne, on dresse un classement avec ses concurrents. »

Comme le précise La Provence, la data reste un outil au service de l’humain. Pablo Longoria et ses équipes l’utiliseront certainement ces prochaines semaines pour façonner l’effectif olympien. Mais il faudra d’abord trouver un entraîneur…

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