Dall’Oglio : « Il y a une différence par rapport à la méthodologie de Bielsa »

Dans les colonnes de l’Équipe, l’ancien technicien du Stade Brestois a décrypté la méthode d’Igor Tudor et a relevé les différences avec la tactique utilisée par Marcelo Bielsa lors de la saison 2014-2015.

Marcelo Bielsa

Pour le natif d’Alès, la principale différence entre les deux systèmes vient du pressing qui est exercé. Là où Bielsa demandait un pressing tout terrain, peu importe la zone, Igor Tudor préfère presser seulement dans les zones dangereuses du terrain : « On peut définir le projet de jeu d’Igor Tudor par un mot : intensité. Dans le marquage, ce n’est pas du tout terrain, mais ils accompagnent beaucoup plus loin que les Parisiens qui restent sur une zone très définie. Tudor leur demande de l’engagement et de gagner des duels. La clé elle est là. La vraie singularité, c’est que les joueurs marseillais mettent la même intensité pour défendre et attaquer et ce, dans toutes les zones du terrain. Il n’y a qu’à voir le travail du premier rideau pour le mesurer. Le rôle des latéraux, dans l’activité, est essentiel. Il y a une différence par rapport à la méthodologie de Bielsa, c’est qu’avec lui, c’était du tout terrain. Et dès lors qu’il y avait un duel perdu, il y avait un décalage. Là, le joueur de Tudor ne lâche pas son adversaire direct tant qu’il est dans une zone dangereuse. Vous ne verrez pas un Marseillais aller chercher Neymar jusque dans ses vingt mètres. »

L’entraîneur de 58 ans a également mis en avant la gestion de l’effectif de Tudor : « Je trouve qu’il y a une gestion intelligente de l’effectif avec pas mal de changements. Le cas Guendouzi le montre. Il est passé de titulaire à remplaçant. Il a réussi à convaincre Dimitri Payet de jouer un nouveau rôle. Et pourtant, il a eu beaucoup de pression populaire au début pour le titulariser. Il arrive à mobiliser l’effectif et ne perd pas beaucoup de joueurs. Il y a aussi une gestion plus pointue sur la récupération. De l’extérieur, j’ai le sentiment qu’il y a une prise de conscience des joueurs de la nécessité pour jouer avec autant d’intensité d’être très exigeant en dehors du terrain donc, dans ce contexte, on peut arriver à durer.« 

Un article lu 1664 fois