Le propriétaire de l’OM, Frank McCourt, veut remettre l’humain au cœur de l’intelligence artificielle. Avec son projet « pro-humain », il entend redonner aux citoyens le contrôle de leurs données et limiter l’influence des géants de la tech.
Selon Sportune, Frank McCourt a présenté ce mardi son projet en faveur d’une intelligence artificielle « pro-humaine », qui place les individus au centre des priorités plutôt que les profits. L’homme d’affaires est également le fondateur de Project Liberty et le cofondateur de la Pro-Human AI Coalition.
Le propriétaire de l’OM entend remettre en question le pouvoir des géants de l’intelligence artificielle. Pour cela, il revient sur les trente dernières années d’Internet et pointe quatre questions essentielles qui, selon lui, ont été négligées : à qui appartiennent les données, où sont-elles stockées, qui les utilise et dans quel but, et qui en tire profit ?
Ce manque de réflexion aurait favorisé la domination d’entreprises comme Google et Meta dans l’écosystème numérique. Ces acteurs ont notamment bâti leur puissance sur la monétisation de l’attention des utilisateurs.
McCourt veut redonner le contrôle des données aux utilisateurs
Aux États-Unis, les mobilisations contre l’implantation de centres de données se multiplient. Pour l’Américain, cette contestation témoigne d’une prise de conscience croissante de la valeur des données personnelles et de l’influence des grandes entreprises technologiques.
Face à ces enjeux, McCourt défend une feuille de route fondée sur cinq principes. Il souhaite notamment que chacun conserve le contrôle de ses données et puisse choisir librement avec qui les partager. Les utilisateurs doivent également pouvoir sélectionner leur modèle d’intelligence artificielle et leur infrastructure, tout en gardant la possibilité de changer de fournisseur.
Pour porter cette vision, le dirigeant olympien s’appuie sur la Pro-Human AI Coalition, un collectif qu’il a cofondé et qui rassemble plus de 60 organisations. L’initiative travaille sur cinq grands chantiers visant à rapprocher les débats sur l’intelligence artificielle des préoccupations quotidiennes des citoyens.
IL regrette notamment que la société civile n’ait pas été davantage représentée lors d’un récent déjeuner organisé à la Maison-Blanche, auquel participaient des acteurs de l’IA, des représentants du gouvernement et des responsables de la défense. Il plaide ainsi pour une approche de l’intelligence artificielle qui accorde une place centrale aux citoyens et à leurs intérêts.









