OM - Ali Zarrak justifie sa personnalité clivante : "Il y a une rigueur à avoir"

Ali Zarrak justifie sa personnalité clivante : « Il y a une rigueur à avoir »

Ali Zarrak © Icon Sport

Ali Zarrak, toujours présent à l’OM, s’est expliqué sur sa personnalité, qui fait débat. Le jeune dirigeant est notamment en conflit avec Jean-Pierre Papin.

Accusé par le Ballon d’or 1991 sans être nommé dans une interview récente à L’Equipe, Ali Zarrak a réglé ses comptes avec JPP dans le journal, en critiquant notamment son attitude et ses capacités d’entraîneur. Pour le quotidien sportif, le jeune homme de 34 ans a également détaillé sa personnalité « clivante », comme écrit par L’Equipe, sans s’excuser d’amener une certaine rigueur au sein du club phocéen :

« Ma réputation est clivante ? Je n’ai pas de problème avec ça, je veux être jugé sur mon travail. (…) Quand vous dirigez, vous ne vous faites pas que des amis. Peut-être que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. J’ai pris le parti d’être franc, d’être moi-même et de dire les choses comme elles sont. S’il y a quelque chose que je n’aime pas, c’est qu’on me mente pour me faire plaisir. »

Reconnaissant des similitudes avec Mehdi Bentia, dont Ali Zarrak se dit toujours « très » proche, le dirigeant a reconnu passer tout son temps à agir pour l’OM :

« L’OM, c’est prenant. C’est 24 h/24. Je dédie ma vie à l’OM. (…) Mais ce n’est pas Ali qui dit : lui, j’aime bien sa tête, donc il va aller chez les pros. Toi, non. (…) Ali Zarrak ne dicte pas sa loi. »

« Le football, ce n’est pas le monde des bisounours » déclare Zarrak

Assumant d’avoir réfléchi à un départ cet été après « une période de flou », Ali Zarrak a poursuivi dans la défense de sa personne et de ses actions :

« Il y a une rigueur à avoir. Certains la tolèrent plus ou moins bien. (…) Il faut aussi prendre en compte l’environnement dans lequel on évolue. Le football, ce n’est pas le monde des bisounours. On subit des pressions. Les gens qui vous appellent à minuit pour vous menacer, vous insulter, vous mettre des pressions, des tentatives de mise à l’amende, en physique et au téléphone. On doit faire quoi ? Il faut s’écraser et obéir ? Si vous faites cela, vous ne durez pas deux semaines. Tous les coups sont permis, vous êtes obligés de mettre des barrières parfois assez sèches, et donc de vous créer certaines inimitiés. (…) Vous accepteriez qu’on vous appelle à 1 heure du matin pour vous poser des ultimatums ou des pressions ? »

Avant de démentir être impliqué dans les menaces que Jean-Pierre Papin dit avoir subi devant son domicile, par deux motards, en pleine nuit :

« Cette histoire-là, elle est ubuesque. J’émets des doutes, beaucoup, sur sa véracité. Je ne comprends pas ce que je viens faire dedans. (…) Jamais de la vie je ne me serais permis quelque chose comme cela. Je vous laisse imaginer le flot d’insultes que j’ai reçues, les menaces, à caractère raciste. J’ai vu mon adresse tourner sur les réseaux sociaux. J’ai dû déménager. Tout cela pour une histoire à laquelle je suis totalement étranger. »