L'ancienne piste de Lorenzi explose en Serie A et fait chavirer l’Italie

L’ancienne piste de Lorenzi explose en Serie A et fait chavirer l’Italie

Grégory Lorenzi © Icon Sport

Recruté à la surprise générale par le Torino, Rafik Belghali est en train de s’imposer comme l’une des révélations de Serie A. Le latéral algérien de 24 ans enchaîne les bonnes performances et séduit son entraîneur, Ignazio Abate, quelques mois seulement après son départ de l’Hellas Vérone.

L’été dernier, plusieurs clubs, dont l’AS Roma, Newcastle, l’Inter Milan et l’OM, se sont intéressés au profil de Rafik Belghali. Le club olympien a même formulé une offre pour tenter de recruter le latéral, mais le Torino a finalement remporté la course, alors que Sassuolo semblait également bien placé. Le club piémontais a bouclé son arrivée sous la forme d’un prêt payant d’un million d’euros, assorti d’une obligation d’achat de cinq millions et de bonus. Un pari qui porte déjà ses fruits.

Belghali affole les compteurs

D’abord utilisé comme remplaçant, l’international algérien a rapidement gagné du terrain. Après six journées disputées par le Torino, Belghali totalise un but et trois passes décisives en 349 minutes. Son efficacité offensive et sa capacité à faire la différence dans les trente derniers mètres en font déjà un élément important du dispositif d’Abate. « J’ai dit hier que Belghali était plus fort que moi. Et j’avais raison : je ne marquais certainement pas des buts comme celui-là. Il a des qualités dans les trente derniers mètres. Petit à petit, il assimile les principes défensifs et s’améliore beaucoup dans ses déplacements et sa façon de recevoir le ballon », a expliqué l’entraîneur après la victoire contre Monza.

Le joueur a également gagné la confiance de son technicien grâce à son travail et à sa polyvalence. Capable d’évoluer sur les deux ailes, il apporte de la vitesse, de la percussion et des solutions supplémentaires dans l’animation offensive. L’Algérien a lui-même souligné l’importance de cette relation avec son entraîneur : « Le secret d’Abate, c’est qu’il travaille et me parle beaucoup, même en dehors du terrain. Je pense que c’est un peu tout ça qui me permet de jouer comme ça, et si c’est ma performance, c’est que ça fonctionne. Je suis content, mais le plus important, c’est qu’on a gagné. J’espère toujours faire mieux. C’était un beau but, mais celui de la Coupe du monde était mieux. »