Neuf mois loin des terrains, des douleurs quotidiennes et des doutes sur son avenir, Valentin Rongier revient sur la période la plus difficile de sa carrière à l’OM après sa fracture de la rotule.
Valentin Rongier est revenu sur la longue période d’indisponibilité qu’il a traversée à l’OM après une fracture de la rotule du genou gauche. Le milieu raconte une épreuve particulièrement difficile, marquée par la douleur, une rééducation éprouvante et des doutes sur la suite de sa carrière.
Initialement annoncé absent pour trois mois, le joueur de 31 ans a finalement dû patienter bien plus longtemps. Une situation qu’il a eu du mal à accepter, au point d’envisager à plusieurs reprises de mettre un terme à sa carrière. « Un contact genou contre genou en match. On me parle d’œdème, mais c’est plus grave que ça, je dois être opéré car c’est cassé », explique-t-il dans un entretien accordé au Parisien.
Le diagnostic est un premier coup dur. Alors qu’il pense pouvoir retrouver les terrains après quelques mois, la durée de son absence est revue à la hausse. « Au début, on m’évoque trois mois d’indisponibilité, j’avais connu pire donc ça va aller, je vais me relever dans mon esprit, mais on passe à huit », raconte-t-il.
Une douleur quotidienne et un long combat mental
Au-delà de la durée de son indisponibilité, Rongier a dû composer avec des douleurs persistantes qui ont compliqué son quotidien. Les gestes les plus simples sont devenus difficiles, tandis que les progrès se faisaient attendre. « Je ne pouvais plus me baisser, faire un squat, j’avais mal dès que je faisais un mouvement », confie-t-il.
La douleur ne le quittait pas, même au repos. « Tous les soirs, je sentais le battement de mon cœur dans mon genou qui était chaud », poursuit le milieu de terrain.
Au fil des mois, cette situation a également pesé sur son moral. Malgré sa volonté de revenir, le milieu rennais a traversé des moments de doute profond, jusqu’à envisager le pire pour la suite de sa carrière. « À un moment, je ne voyais plus le bout du tunnel. J’en suis même arrivé plusieurs fois à dire à ma conjointe : je vais devoir arrêter le foot. »
Avec neuf mois d’absence, cette blessure restera une étape particulièrement difficile de son parcours professionnel. Le Français résume lui-même l’ampleur de cette épreuve : « Mentalement, ça a été l’épreuve la plus compliquée de ma carrière. »











