Julien Fournier raconte les coulisses de sa relation avec Pape Diouf à l’OM. Dans l’émission Ils font Marseille, l’ancien secrétaire général du club olympien revient notamment sur leur rapprochement, le transfert de Franck Ribéry et la méthode de l’ancien président marseillais.
À son arrivée auprès de l’équipe professionnelle de l’OM, Julien Fournier est chargé de surveiller le fonctionnement de Pape Diouf. Mais une erreur autour du transfert d’Eduardo Costa va progressivement changer son regard sur le dirigeant.
Les deux hommes se rapprochent rapidement et passent de longues heures à travailler ensemble. « Les années que j’ai passées à l’OM avec Pape, ça a été les plus belles années de ma petite carrière », a confié Fournier.
Il découvre surtout un président proche de tous ses collaborateurs : « Il avait le même rapport avec Robert (Louis-Dreyfus) qu’avec la secrétaire à l’accueil. »
Ribéry, symbole de la méthode Diouf
Le recrutement de Franck Ribéry illustre cette façon de travailler. L’OM étudie minutieusement une clause de son contrat à Galatasaray pour permettre son arrivée. La pression est alors énorme pour Diouf : « Si on n’avait pas raison sur le plan juridique, Pape jouait sa tête. »
Un an plus tard, Ribéry veut quitter Marseille. Diouf refuse pourtant de céder immédiatement : « Je ne m’appelle plus Pape Diouf si Franck Ribéry, l’année prochaine, ne joue pas pour l’OM. » Le joueur restera finalement une saison supplémentaire avant de rejoindre le Bayern Munich.
Fournier garde aussi en mémoire l’épisode des Minots au Parc des Princes. Après une décision concernant les supporters marseillais, l’OM aligne une équipe largement composée de jeunes et obtient un 0-0. Pour lui, cette histoire résume le lien entre le club et son public : « Moi, je considère que c’est une force inouïe. »
Un travail sans titre
Malgré deux finales de Coupe de France perdues, l’ancien secrétaire général estime que cette direction a permis à l’OM de se reconstruire. « On a un regret. C’est qu’on n’a pas gagné. Mais on est fiers d’avoir reconstruit le club pour qu’il soit en mesure de gagner. »
La saison suivant leur départ, le club olympien devient champion de France avec une équipe largement construite durant leur passage. Des années plus tard, l’ex-directeur sportif niçois reste surtout marqué par la personnalité du Sénégalais : « Nous, on a servi le club. […] Mais nous, on a servi le club et on aimait le club. »








