Titou Hasni estime que l’OM doit encore progresser dans son recrutement chez les jeunes. Le directeur du centre veut mieux détecter le potentiel, tout en renforçant l’attractivité du club face à une concurrence régionale importante.
Dans un entretien accordé à La Provence, Titou Hasni a d’abord répondu à la question de savoir si l’OM était désormais capable d’attirer les meilleurs jeunes du territoire : « Dans le recrutement, le novice et le professionnel ne regardent pas la même chose. On va surtout regarder la marge de travail. Avec cette marge, il faut une qualité forte, évidente. » Il insiste sur une méthode collective : « On a travaillé sur “le détecteur de talent”. Ce n’est pas une personne mais le club qui recrute. »
Hasni veut notamment éviter de privilégier systématiquement les joueurs les plus avancés au moment de l’observation. « Souvent, on flashe sur le joueur le plus abouti, mais il faut savoir s’en détourner : “Lui, il n’a pas tout aujourd’hui, mais en travaillant pendant quatre ans, il le dépassera largement.” » Le directeur explique que l’académie a travaillé pour construire « cet œil commun » entre ses recruteurs.
Mieux exploiter le vivier local
La concurrence reste forte dans le Sud, notamment avec Monaco. Hasni assume néanmoins l’ambition marseillaise : « On a vocation à être un club qui rayonne sur notre territoire. » Il cite Tadjidine Mmadi et Keyliane Abdallah pour illustrer cette volonté de mieux exploiter le vivier local : « Tu n’as pas l’impression de travailler pour l’OM, tu as l’impression de faire ton devoir de citoyen marseillais. Tu es en mission. »
Le recrutement doit enfin rester lié aux besoins du centre : « Tu peux prendre un joueur, mais finalement on en avait un plus jeune de deux ans qui n’était pas encore arrivé à maturité. En recrutant, on lui ferme la porte. » Hasni résume la ligne suivie : « Il faut donc vraiment travailler en fonction du poste et non du coup d’éclat. »
Avec un effectif professionnel aujourd’hui très réduit, l’OM aura besoin plus tôt que prévu des jeunes issus de ce travail de fond.







