Jeunes OM - Hasni : « Il n’y a pas de date de péremption sur un jeune »

Hasni : « Il n’y a pas de date de péremption sur un jeune »

Lassad Titou Hasni © Icon Sport

Titou Hasni défend une progression sans précipitation pour les jeunes de l’OM. Le directeur du centre de formation insiste sur la patience, le droit à l’erreur et la nécessité de préparer chaque joueur avant son passage chez les professionnels.

Dans un long entretien accordé à La Provence, Titou Hasni détaille la philosophie du centre : « Je ressens la volonté de tout un club de faire émerger les jeunes joueurs. Il faut aussi que nos joueurs soient prêts à jouer. » Le directeur refuse de lancer un élément simplement pour afficher la réussite de la formation : « Le travail, c’est de préparer l’arrivée pour que le jeune s’installe petit à petit, que le joueur soit épanoui. On ne peut pas casser des œufs. »

Hasni rappelle aussi que les performances chez les jeunes ne suffisent pas automatiquement pour rejoindre le groupe professionnel : « On n’appelle pas un joueur seulement parce qu’il a le niveau, on appelle aussi en fonction des postes souhaités. » Il refuse surtout la course à la précocité : « Il n’y a pas de date de péremption sur un jeune. Il y a des jeunes qui vont arriver tôt et il y a des jeunes qui vont arriver à 21 ans. »

« La patience, c’est le mot d’ordre »

Le parcours de Keyliane Abdallah lui sert d’exemple : « Si on s’était dit qu’à 18 ans, c’est terminé, Keyliane Abdallah n’aurait pas fait ce début de saison. Il faut qu’on soit tolérant. Le droit à l’erreur, ça fait partie aussi du processus. La patience, c’est le mot d’ordre. »

Hasni estime qu’une exposition trop précoce peut également fragiliser un joueur qui ne serait pas encore prêt : « A contrario, en l’exposant très tôt à un foot plus relevé, il va moins marquer, c’est normal. Peut-être qu’on aura entamé sa confiance et qu’il se sentira moins bon. Et quand on sait que les aspects mentaux, c’est 50 % de la perf, on a vraiment ces réflexions. »

Le directeur souligne enfin l’implication du staff professionnel dans le suivi des jeunes : « Quand le coach les appelle par leur prénom, c’est qu’il les connaît. Tout le staff est investi dans le travail de formation. » Et il rappelle l’exigence du passage chez les pros : « Un jeune qui arrive, il faut savoir qu’il doit montrer des choses rapidement. Mais pour cela, on doit le préparer au mieux. »

Bruno Genesio garde le dernier mot sur leur intégration au groupe professionnel. Autour de l’OM, l’impatience grandit de voir enfin à l’œuvre plusieurs jeunes annoncés comme très prometteurs et qui ont désormais dépassé les 17 ans.