OM - Édito : ce début de saison inquiétant cache une réalité plus nuancée

Édito : ce début de saison inquiétant cache une réalité plus nuancée

Bruno Genesio © Icon Sport

L’OM a enchaîné une cinquième défaite toutes compétitions confondues face au PSG et pointe à la 17e place de Ligue 1 à la trêve de septembre, une première depuis la saison 2011-2012. Certains observateurs s’inquiètent de la tournure des événements. Mais faut-il vraiment craindre le pire pour les Olympiens ?

Une victoire, quatre défaites. Trois points sur quinze possibles. Un carton en ouverture face à Strasbourg, puis quatre déconvenues. Tel est le bilan de l’OM à la trêve internationale de septembre, avec une 17e place au classement, une première depuis 2011.

Alors que certains consultants et anciens Olympiens, comme Pascal Olmeta, affirment que « la descente en Ligue 2 n’est pas quelque chose d’improbable », d’autres, à l’image d’Éric Di Meco, « n’arrive[nt] pas à s’inquiéter » pour l’OM.

Au-delà des résultats bruts, avec des défaites 2-0 contre Monaco, 2-3 face au Paris FC, 1-0 à Rennes et 1-2 lors du Classique, sans oublier la correction reçue en Turquie contre Besiktas (4-1), le contenu et la manière sont également à observer.

Des intentions, peu de réalisme

Dans ce registre, les hommes de Bruno Genesio apportent quelques satisfactions et garanties.

Les intentions de jeu sont régulièrement louables dès l’entame. Les premiers actes sont souvent maîtrisés et dominés, avec un pressing présent, des mouvements intéressants et des circuits de passes fluides qui génèrent des occasions.

Mais le manque de réalisme, notamment à Besiktas et face au PSG, reste criant et débouche trop souvent sur un craquage en deuxième période.

L’OM, qui ne convertit pas ses situations, finit par être puni. La dure loi du football.

Ce constat peut aussi s’expliquer par l’adversité. Le calendrier est corsé, avec des équipes qui disposent certainement d’effectifs plus complets et d’une profondeur de banc supérieure. 

C’est aussi là que se situent les limites actuelles du club olympien, qui ne dispose pas des mêmes ressources.

Un calendrier plus abordable pour rebondir

Avec des déplacements à Troyes et à Angers au retour de la trêve, ainsi que la réception du Havre en Ligue 1, ces belles impressions collectives, aperçues par séquences, pourraient permettre à l’OM de les traduire sur le plan comptable face à des adversaires plus abordables.

Certes, huit matchs en 28 jours attendent les Marseillais, avec un calendrier démentiel à gérer, dont la réception de l’Olympiakos et un déplacement en Autriche pour défier Sturm Graz. 

Les coéquipiers de Keyliane Abdallah, principale satisfaction de ce début de saison et dont la valeur a explosé, peuvent espérer prendre des points face à des formations à leur portée.

Mais pour cela, ils devront produire un contenu similaire à celui affiché pendant 56 minutes face au Besiktas, avec davantage de réalisme.