Benoît Payan refuse de faire du loyer du Vélodrome la cause des difficultés financières actuelles de l’OM. Le maire de Marseille assure que les véritables problèmes se situent ailleurs et prévient que le montant payé par le club ne baissera pas. Dans un entretien accordé à La Provence, Benoît Payan a été interrogé sur la […]
Benoît Payan refuse de faire du loyer du Vélodrome la cause des difficultés financières actuelles de l’OM. Le maire de Marseille assure que les véritables problèmes se situent ailleurs et prévient que le montant payé par le club ne baissera pas.
Dans un entretien accordé à La Provence, Benoît Payan a été interrogé sur la situation actuelle de l’OM et sur le coût du stade : « Le loyer ne va pas baisser. Il va augmenter et ça, l’OM le sait, c’est dans son business plan. »
Le maire de Marseille écarte surtout l’idée selon laquelle cette charge expliquerait les comptes déficitaires du club : « Le loyer du Vélodrome, ce n’est pas forcément ce qui met les finances du club dans le rouge. Ce qui met les finances du club dans le rouge, ce sont des sujets différents que tout supporter et tout spécialiste du football comprend et connaît. »
« Il s’agit de sommes astronomiques »
Payan insiste sur l’écart avec les autres dépenses du club : « Il s’agit de sommes astronomiques comparées au loyer du Vélodrome. Et ce n’est pas avec le loyer du Vélodrome qu’on va racheter des grands joueurs et qu’on va refaire une grosse équipe. »
L’élu ferme enfin la porte à un effort supplémentaire de la Ville au bénéfice de l’OM : « Je ne ferai pas payer les Marseillais pour avoir un dixième de joueur qu’on mérite », a-t-il conclu.
Le dossier du Vélodrome reste malgré tout particulièrement lourd. Sa rénovation a été réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé signé en 2010 avec Arema, qui court jusqu’en 2045.
Le loyer du Vélodrome figure parmi les plus élevés d’Europe pour un club résident. Depuis 2026, sa part fixe peut atteindre 9,4 M€ par an, auxquels s’ajoute une part variable indexée sur les recettes liées au stade. Avec le nouveau mode de calcul, la Ville estime qu’elle aurait perçu environ 3 M€ de variable sur une saison récente, ce qui porte potentiellement la facture autour de 12 M€ par an.







