Jérôme Rothen a désigné plusieurs responsables de la crise traversée par l’OM. Le consultant estime que Frank McCourt a trop longtemps laissé faire ses dirigeants et accuse directement Pablo Longoria, Roberto De Zerbi et Medhi Benatia d’avoir conduit le club dans la situation actuelle.
Dans Rothen s’enflamme sur RMC, Jérôme Rothen a d’abord ciblé Frank McCourt : « Ce qu’on peut reprocher à McCourt, c’est qu’il a été vraiment bête… Pendant autant d’années, il a été bête de confier les clés de son club à des gens qui l’ont tué, qui ont pris des risques, qui ont joué avec son argent. »
L’ancien international français s’est ensuite montré virulent envers Longoria : « C’est le cas de Pablo Longoria. Et la preuve on ne l’entend plus. J’espère qu’il s’est bien rempli les poches parce que, mon Dieu, quand tu vois l’état de l’Olympique de Marseille aujourd’hui avec ces recrutements-là… »
« C’est catastrophique ! »
Rothen s’en est aussi pris à l’ancienne direction sportive. Le consultant critique la construction de l’effectif : « Là où j’en veux d’autant plus, c’est à la dernière équipe dirigeante au niveau sportif. Que ça soit De Zerbi ou Medhi Benatia, ils sont responsables de cette catastrophe. Tu prends les joueurs individuellement, je sauve peut-être le petit Weah mais tout le reste… »
L’ancien Parisien poursuit : « Quand tu donnes ces salaires-là à des joueurs qui pour moi sont des joueurs moyens. Je ne dis pas que ce sont des joueurs amateurs, ils peuvent jouer en Ligue 1, mais pas dans un Olympique de Marseille ambitieux et qui joue la Ligue des champions. »
Pour Rothen, la responsabilité ne doit donc pas reposer uniquement sur McCourt : « Arrêtez de vous en prendre à McCourt et prenez-vous-en à des gens qui analysent l’Olympique de Marseille et qui sont responsables de cette catastrophe. »
Sauf que seul Frank McCourt reste au club et tient les cordons de la bourse. En affaiblissant sportivement l’OM, l’Américain risque aussi de faire perdre de la valeur à son propre club. Une stratégie qui pourrait donc se retourner contre lui.







