OM - Le conseil de surveillance a pris beaucoup plus de poids cet été

Le conseil de surveillance a pris beaucoup plus de poids cet été

Shéhérazade Semsar-de Boisséson © Icon Sport

Le conseil de surveillance de l’OM semble avoir largement dépassé son rôle habituel durant le mercato estival. Traditionnellement chargé de contrôler la gestion du club, l’organe proche de Frank McCourt s’est cette fois directement impliqué dans les dossiers, au point de réduire la marge de manœuvre de Grégory Lorenzi.

Selon Le Parisien, le conseil de surveillance, composé de Joseph Riley, Shéhérazade Semsar de Boisséson et Olivier de Vilmorin, a vu son influence fortement augmenter cet été. Habituellement cantonné à « un rôle de vigie », il a travaillé beaucoup plus étroitement avec la direction sur le mercato. Une source proche du club l’assume : « Il a fallu changer d’approche. La garde rapprochée de McCourt s’est davantage impliquée. »

Cette intervention aurait eu des conséquences directes sur le fonctionnement du secteur sportif. Grégory Lorenzi aurait constaté que d’autres empiétaient sur son travail et compris qu’il ne disposait pas des pleins pouvoirs. Le directeur sportif se serait ainsi retrouvé pris entre la direction, Unique Sports Group et les représentants de McCourt.

Un fonctionnement qui interroge

Un fonctionnement qui a interpellé, d’autant qu’aucune recrue n’a pu être enregistrée. Le caractère exceptionnel de la situation financière a conduit McCourt à modifier les équilibres internes, en accordant peu de place aux considérations sportives

L’OM paie aujourd’hui les conséquences d’un mercato à sens unique, qui a semblé tout sauf maîtrisé. On peut clairement regretter ce choix, d’autant que ce même conseil de surveillance aurait certainement pu repérer plus tôt les dépenses inconsidérées de la présidence précédente.