Le Stade Rennais reçoit l’OM ce vendredi au Roazhon Park, pour la 4e journée de Ligue 1. Classée à risque, la rencontre sera encadrée par un important dispositif de sécurité.
Dans un arrêté pris le 7 septembre, la préfecture d’Ille-et-Vilaine évoque « un risque avéré de troubles à l’ordre public ».
La Division nationale de lutte contre le hooliganisme a classé le match au niveau 2, soit « un contexte dégradé susceptible de générer des comportements déviants ».
Les restrictions seront appliquées vendredi de 15 h 00 à 2 h 00 samedi. Les 1000 supporters marseillais ne pourront pas afficher les couleurs de l’OM dans Rennes, en dehors du stade.
Écharpes, vêtements, insignes et drapeaux seront notamment interdits.
Les supporters munis d’un billet devront passer par un point de rendez-vous fixé par les autorités avant de rejoindre le Roazhon Park.
Ceux qui se présenteront directement au stade ne seront pas admis. Les groupes en bus ou minibus seront escortés par les forces de l’ordre, tandis que les supporters venus en voiture devront rejoindre le stade sans accompagnement.
Des incidents lors des précédents Rennes-OM
La préfecture rappelle plusieurs précédents pour justifier ces mesures. En janvier 2020, des tensions avaient éclaté après un but marseillais, puis à la sortie du stade.
En mai 2022, les forces de l’ordre avaient dû empêcher un contact entre les deux camps après des provocations. Des incidents avaient ensuite été signalés, notamment contre deux minibus quittant le secteur.
Pétards, fumigènes et objets pouvant servir de projectiles seront interdits au stade et à ses abords.
Les drapeaux et banderoles appelant à la violence, à la haine ou à la provocation seront également prohibés.
L’utilisation non autorisée d’articles pyrotechniques sera interdite vendredi de 15 h 00 à 23 h 59 sur la voie publique rennaise.
Les forces de l’ordre resteront enfin mobilisées dans le cadre du plan Vigipirate et de la lutte contre le trafic de stupéfiants.
La préfecture estime que ces restrictions sont nécessaires pour éviter des affrontements dans différents secteurs de Rennes.








