Stade Vélodrome - Riolo comprend le ras-le-bol du Vélodrome envers McCourt

Riolo comprend le ras-le-bol du Vélodrome envers McCourt

Frank McCourt © Icon Sport

Frank McCourt a été chahuté par les tribunes du Vélodrome, ce dimanche soir. Pour Daniel Riolo, l’agacement des supporters est compréhensible.

Lors de la rencontre face au Paris FC, perdue 2-3, des banderoles du Vélodrome ont visé le propriétaire américain, absent du stade mais présent dans toutes les têtes après un mercato terrible, où l’OM a perdu un peu plus de 10 joueurs sans pouvoir recruter, alors que Bruno Genesio avait une priorité.

Sur RMC, Daniel Riolo, pilier de l’After Foot, a largement compris la réaction des supporters, agacés par la tournure catastrophique des événements et la baisse drastique des ambitions :

« Merci, les supporters l’ont dit à une époque, et désormais, ils se demandent à quoi a servi tout cet argent. (…) Si les banderoles agacent Frank McCourt, et s’il accélère la vente, ça ne me dérange pas du tout si je suis supporter de l’OM. (…) Les supporters de l’OM en ont ras-le-bol, et en ont rien à faire des 100 M€ qui tombaient chaque année. (…) Ca fait un paquet d’années qu’il est là (…) et tout a fini par floper. Donc, au bout d’un moment, on arrive au bout de l’histoire. Le message des supporters ne me gène pas. Je ne vois pas son apport (à McCourt) : l’OM a eu de l’argent, 2e ou 3e club derrière le PSG pendant des années. Mais pour quels résultats ? C’est un échec. »

Frank McCourt a toujours montré sa solidité financière, en soutenant le train de vie dispendieux du club phocéen, notamment durant l’ère Pablo Longoria. Mais, en contrôlant manifestement très mal les dépenses XXL de l’OM, notamment lors du passage de Roberto De Zerbi à partir de 2024, le propriétaire a contribué, par sa coupable permissivité, à mettre l’OM dans le dur vis-à-vis des instances, pour ensuite couper de manière exagérée les dépenses lors de cet été 2026. Cette gestion, catastrophique dans ses deux extrêmes, explique le ras-le-bol des supporters marseillais.