À trois jours de la reprise de la Ligue 1 face à l’OM, les Ultras Boys 90 ont annoncé la fin de leur quart d’heure de grève.
Après deux saisons de contestation contre la multipropriété de BlueCo, les supporters strasbourgeois estiment que leur message a été largement entendu.
Le groupe alsacien a annoncé ce mardi qu’il ne gardera plus le silence pendant les quinze premières minutes des rencontres.
Une décision qui permettra au Racing de bénéficier du soutien de ses supporters dès le coup d’envoi, vendredi à Marseille.
Les ultras maintiennent toutefois leur opposition à la multipropriété et promettent de poursuivre leur combat sous une autre forme.
Les ultras veulent désormais donner de la voix
« Il y a deux ans, nous avons fait un choix contre-nature : nous taire un quart d’heure pour mieux nous faire entendre. Ce silence portait un message clair : alerter sur ce que BlueCo impose peu à peu au Racing, et au-delà, sur le danger que la multipropriété fait peser sur l’identité, l’indépendance et l’avenir des clubs. Aujourd’hui, cette alerte a largement dépassé les murs de la Meinau. Continuer ainsi, c’était laisser notre silence devenir le sujet à la place de la multipropriété. Le quart d’heure de silence est suspendu. Notre silence a rempli sa mission : il est temps de reprendre la voix. (…) Dès le coup d’envoi à Marseille, nous donnerons de la voix pendant 90 minutes, et il en sera de même en tribune Ouest à la reprise à la Meinau : nos chants, notre ferveur et notre soutien total aux joueurs qui portent notre maillot. (…) Le Racing existait avant BlueCo. Il existera après BlueCo », peut-on lire dans le communiqué.
Le message est donc clair : le silence prend fin, mais pas la contestation. Les supporters veulent désormais se faire entendre autrement tout en encourageant le Racing pendant 90 minutes.








