Arrivé à la Lazio pour relancer sa carrière, Gennaro Gattuso connaît un début de mandat cauchemardesque. Entre les difficultés financières du club et une élimination humiliante en Coppa Italia, le technicien italien a déjà un immense chantier devant lui.
La Lazio reste soumise au principe du « solde nul » et doit réduire sa masse salariale avant de pouvoir recruter.
Les départs de Mario Gila, Ivan Provedel et bientôt Alessio Romagnoli ont surtout permis de maintenir l’équilibre financier.
Le club s’est donc tourné vers des joueurs libres, comme Danilho Doekhi et Alfonso Pedraza. Gattuso attend encore un défenseur central et un véritable avant-centre.
Une élimination qui fait très mal
Après une préparation déjà irrégulière, le premier match officiel a tourné au cauchemar.
Trois mois seulement après avoir disputé la finale de la Coppa Italia contre l’Inter, la Lazio a été éliminée dès les 32es de finale par Mantoue, pensionnaire de Serie B, à l’Olimpico (0-2).
Devant seulement 5 528 spectateurs, dans un stade marqué par la colère des supporters envers la direction, les Biancocelesti ont dominé sans se montrer suffisamment dangereux.
Ruocco a ouvert le score avant que Cajazzo ne scelle l’exploit dans le temps additionnel.
Gattuso n’a pas cherché d’excuses : « C’est un coup dur, je l’admets, c’est clair. C’est comme recevoir un coup de poing en plein visage. Maintenant, on passe à autre chose, j’assume mes responsabilités. On savait qu’on avait beaucoup de travail, mais on avance. Ça fait mal, on doit s’excuser. Il y a trois mois, on jouait une finale, ils sont en Serie B, mais on avance, c’est notre responsabilité. Les gars se donnent à fond, on doit progresser dans de nombreux domaines, on avance. Aujourd’hui, on cherche des excuses, on ne parle pas du mercato, on parle de qui était sur le terrain. C’est trop facile de parler du mercato et des absents. On assume et on verra ce qu’on peut faire dans les prochains jours. »
Gattuso déjà sous pression
Avec un effectif incomplet et des finances qui limitent ses possibilités, l’ancien entraîneur de l’OM doit désormais rapidement redresser la situation.
La presse italienne évoque déjà une possible menace sur son poste, à peine deux mois après son arrivée, et ce avant même le début de la Serie A.








