Philippe Diallo aurait agi dans le dos de son propre comité exécutif en soutenant discrètement Gianni Infantino. Un comportement vécu comme une trahison par l’UEFA.
Selon le journaliste Romain Molina, Philippe Diallo, président de la FFF, aurait soutenu en coulisses le patron de la FIFA sans en informer son propre comité exécutif. Un comportement perçu comme une véritable trahison par l’UEFA, qui avait attendu de la France qu’elle rejoigne le front commun contre Gianni Infantino.
Ce refus français de s’associer au boycott européen serait très mal vécu à l’UEFA, d’autant plus que Diallo aurait agi seul, sans consulter les membres de son comité exécutif.
Une motion de censure dans les tuyaux
Le contexte est explosif. Selon L’Équipe, plusieurs sources de l’UEFA ont indiqué qu’une motion de censure serait votée si Infantino ne quitte pas son poste dans les prochains mois. L’instance européenne souhaiterait une refonte totale de la FIFA avec une séparation des pouvoirs en trois pôles distincts : régulation, commerce et organisation.
Infantino voit ses soutiens se réduire. La Fédération néo-zélandaise lui aurait récemment tourné le dos, évoquant « une rupture de confiance ». Seules six fédérations arabes, dont le Maroc, lui ont apporté leur soutien cette semaine.
Si l’information de Romain Molina venait à se confirmer, la position de Philippe Diallo serait difficilement défendable. Après l’affaire Balogun, le projet de privatisation de la Coupe du monde et les liens assumés avec Donald Trump, soutenir Infantino en secret relèverait d’un choix politique incompréhensible. Un choix difficile à concilier avec les valeurs que la FFF est censée défendre.








