Élie Baup a permis à l’OM de terminer à une inattendue 2ᵉ place en 2012-2013. L’entraîneur a su tirer le meilleur de son groupe, malgré un contexte loin d’être idéal à son arrivée.
Arrivé sur le banc olympien à l’été 2012, Élie Baup a pris les rênes d’un club en pleine reconstruction après une décevante 10ᵉ place en Ligue 1. Obligé de composer avec un mercato au rabais, le technicien français savait que plusieurs cadres allaient quitter le club. Notamment « César Azpilicueta ou Alou Diarra », rappelle-t-il dans une interview accordée à L’Équipe.
Pour relancer l’OM, Baup a misé sur une préparation physique intense et sur l’état d’esprit d’un groupe emmené par Steve Mandanda, Mathieu Valbuena, André Ayew, Rod Fanni, Nicolas Nkoulou ou encore André-Pierre Gignac. Le natif de Saint-Gaudens souligne également l’exemplarité d’Azpilicueta, resté totalement investi malgré son départ imminent pour Chelsea.
L’ancien entraîneur phocéen estime que l’absence de recrues majeures a renforcé la cohésion de son vestiaire. Sans concurrence liée à de gros transferts, cure d’austérité oblige, le collectif s’est construit autour du travail, de l’humilité et de la solidarité. « Je n’allais pas faire le mariole », confie Baup, envoyé en mission après le départ de Didier Deschamps.
Porté par une série de six victoires en début de saison (Reims, Sochaux, Montpellier, Rennes, Nancy, Évian) et un groupe « très soudé », l’OM a rapidement retrouvé la confiance d’un Vélodrome en travaux avant l’Euro 2016. Une dynamique qui a permis aux Marseillais de terminer vice-champions de France (71 points), derrière le PSG (83 points) et devant Lyon (67 points).








