Ligue 1 - Al-Khelaïfi menacé par une nouvelle loi qui pourrait changer son avenir dans le football français

Al-Khelaïfi menacé par une nouvelle loi qui pourrait changer son avenir dans le football français

Nasser Al-Khelaïfi © Icon Sport

L’article 8 de la nouvelle loi sur le sport professionnel pourrait contraindre Nasser al-Khelaïfi à revoir ses fonctions dans les instances du football français. 

Le texte vise à limiter les conflits d’intérêts, notamment entre les clubs et les diffuseurs.

Depuis le vote de la proposition de loi à l’Assemblée nationale le 29 juin, puis sa validation définitive en Commission mixte paritaire mercredi, les discussions sont nombreuses entre les dirigeants du football professionnel.

Plusieurs points du texte ont suscité des tensions, notamment la baisse du poids des clubs professionnels dans l’Assemblée élective de la Fédération française de football, la répartition des droits TV ou encore le transfert des recettes liées aux paris sportifs.

Mais l’article 8 concentre particulièrement les critiques. Il concerne directement Al-Khelaïfi, président du PSG et de beIN Media Group, maison mère des chaînes beIN Sports. 

Le dirigeant qatari siège également au conseil d’administration de la LFP, où il représente les intérêts du syndicat des clubs.

Une mesure pour limiter les conflits d’intérêts

Cette mesure vise à éviter qu’un acteur lié à un diffuseur puisse participer aux décisions concernant les droits audiovisuels du football français

En l’état actuel du texte, Nasser al-Khelaïfi ne pourrait plus siéger dans les instances dirigeantes du football français tout en conservant ses fonctions chez beIN Media Group.

Dans son entourage, cette disposition est accueillie avec ironie, certains rappelant que le président parisien se met déjà en retrait lors des votes liés aux diffuseurs.

Al-Khelaïfi face à un choix stratégique

« Si j’étais Al-Khelaïfi, je démissionnerais de beIN Media Group », estime un connaisseur des instances. « Tout en sachant qu’il lui sera facile de continuer à le diriger sans en être le président, en y mettant un proche. »

Reste désormais à savoir si cette solution permettra au dirigeant qatari de conserver son influence dans les organes décisionnaires du football français, alors que son rôle chez beIN Media Group lui donne également un poids important dans le football mondial.