Alors que la proposition de loi est examinée ce lundi à l’Assemblée nationale, le football français se divise. Les clubs de Ligue 1 débattent d’un texte qui vise à réformer en profondeur l’organisation, la gestion et le financement du sport professionnel.
Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une réforme ciblant uniquement la FFF, mais d’un nouveau cadre de gouvernance pour l’ensemble du sport professionnel, avec un impact majeur sur le football.
Une gouvernance revue en profondeur
Le texte renforce le rôle des fédérations, dont la FFF, dans leurs relations avec les ligues professionnelles. Il précise aussi les conditions permettant de retirer une délégation à une ligue, qui pourrait alors être dissoute.
Une société commerciale associant fédérations et clubs pourrait également être créée pour gérer notamment les droits audiovisuels.
Un contrôle financier renforcé
La réforme prévoit un encadrement plus strict des finances des clubs. La Cour des comptes pourrait contrôler les ligues et leurs structures commerciales.
Les instances de contrôle verraient leurs pouvoirs renforcés, avec une approche plus stricte de la viabilité économique des clubs. Des limites d’effectif ou de masse salariale pourraient être mises en place.
Les fédérations pourraient aussi s’opposer à un rachat de club en cas de risque pour sa stabilité financière.
Des revenus mieux encadrés et redistribués
Le texte veut réduire les écarts économiques entre clubs. Les droits TV pourraient être répartis avec un ratio limité à un à trois au sein d’un même championnat.
Un mécanisme de solidarité est également prévu entre divisions professionnelles et avec le football amateur.
Gouvernance, éthique et lutte contre le piratage
Les rémunérations des dirigeants seraient plafonnées et les clubs ne pourraient plus détenir plus de 25 % des voix dans les instances fédérales.
Les conflits d’intérêts seraient encadrés, notamment pour les dirigeants liés aux médias ou aux paris sportifs.
Le texte prévoit aussi des mesures pour le football féminin, la formation des agents, et la libération des joueurs pour les Jeux olympiques.
Enfin, la lutte contre le piratage est renforcée, avec la possibilité pour l’Arcom de bloquer en direct les diffusions illégales.
Un texte encore débattu
Soutenu par certains clubs qui y voient une modernisation nécessaire, le projet est critiqué par d’autres qui redoutent une intervention trop forte de l’État dans le football professionnel.
Plusieurs points pourraient encore évoluer lors des prochaines étapes parlementaires.



