Éliminé dès la phase de groupes avec l’Uruguay, Marcelo Bielsa a livré une autocritique sévère. L’ancien entraîneur de l’OM endosse l’entière responsabilité de cet échec.
La désillusion est totale pour Marcelo Bielsa. Battu par l’Espagne (1-0), l’Uruguay de l’ancien technicien de l’OM a été éliminé dès la phase de groupes de la Coupe du monde, comme en 2022. Dans un groupe pourtant abordable avec l’Arabie saoudite et le Cap-Vert, la Celeste a sombré, plombée par une nouvelle bourde de Fernando Muslera sur le but encaissé. Un fiasco qui intervient sur fond de tensions, notamment avec le capitaine Federico Valverde, remplacé dès l’heure de jeu.
Face à la presse, l’Argentin n’a cherché ni excuse ni bouc émissaire, préférant tout assumer : « Je ne laisserai rien au football uruguayen. Tout apport d’un sélectionneur qui travaille depuis trois ans ne compte pas si on n’obtient pas de résultats », a-t-il lâché, lucide et amer. « Nous avons joué pour obtenir sept points et nous en avons obtenu deux. Nous avions un groupe de joueurs de qualité. En dépit du travail, de l’effort et du dévouement, je n’ai pas réussi. »
Le cas Muslera assumé
Interrogé sur sa fidélité au gardien malgré ses errances depuis le début du tournoi, Bielsa a là aussi pris ses responsabilités : « Quand j’ai pris la décision d’aligner Muslera, c’était une décision très réfléchie. C’est un gardien qui sortait d’une année magnifique », a-t-il justifié, rappelant que la sortie du portier à la pause relevait du choix du joueur lui-même.
Bielsa quitte ce Mondial par la petite porte. El Loco avait déjà connu un échec avec l’Argentine, en 2002, avant d’amener le Chili en huitièmes, en 2010. Cette édition 2026 pourrait être sa dernière participation, à 70 ans.



