Attendu ce mardi, le verdict de la DNCG sur l’OM n’est pas tombé. L’instance a préféré surseoir à statuer et réclamer des documents complémentaires au club avant de trancher.
Le suspense se prolonge encore pour l’OM. Réunie ce mardi pour examiner les comptes marseillais, présentés par le futur président Stéphane Richard, la DNCG a finalement choisi de ne pas se prononcer.
En début de soirée, l’instance rattachée à la LFP a évoqué un sursis à statuer, dans l’attente d’éléments supplémentaires demandés au club. Au passage, ce même communiqué a acté la mise sous tutelle de la masse salariale d’un rival direct, l’AS Monaco.
Cette décision repoussée n’efface pas la menace qui pèse sur le club. Déjà sanctionné la semaine passée par l’UEFA, qui lui a infligé 10 millions d’euros d’amende et une exclusion européenne avec sursis, l’OM redoute désormais le couperet national.
La DNCG dispose en effet d’un large arsenal, de l’encadrement de la masse salariale à l’obligation de vendre avant d’acheter, jusqu’à une rétrogradation en Ligue 2 dans le pire des cas.
Richard à la manœuvre
Conscient de l’enjeu avant sa prise de fonctions officielle le 2 juillet, Stéphane Richard s’est présenté en avance à l’audience parisienne pour plaider le dossier, rapporte La Provence. L’ancien patron d’Orange a dû défendre un bilan financier désastreux, avec 105 millions d’euros de pertes nettes sur le dernier exercice, tout en promettant des économies et un retour à une gestion plus raisonnable, moins suspendue à une qualification européenne.
Du côté de l’OM comme de l’entourage de Frank McCourt, on observe le silence en attendant la suite. La priorité est désormais de transmettre les pièces réclamées par la DNCG, ajoute le quotidien régional.
Une situation que le club a déjà connue sous l’ère McCourt, avec des délais allant de dix jours à trois semaines avant le verdict final. À chaque fois, l’OM s’en était tiré sans dommage, ce qui ne constitue toutefois aucune garantie pour cet été 2026 sous haute tension.



