Ligue 1 - McCourt marque un point dans sa bataille contre Labrune

McCourt marque un point dans sa bataille contre Labrune

Frank McCourt © Icon Sport

L’Assemblée nationale examinera le 29 juin une proposition de loi pour refondre la gouvernance du football français. Une avancée pour Frank McCourt, protagoniste de la fronde contre Vincent Labrune.

Le camp des frondeurs vient de marquer des points. Comme le relaie La Provence, la proposition de loi des sénateurs Michel Savin (LR) et Laurent Lafon (UDI) sera étudiée par les députés le 29 juin.

Rien ne garantit son adoption dans un Parlement sans majorité, mais cette inscription à l’agenda est déjà un revers pour Vincent Labrune et un succès pour ses opposants.

En première ligne depuis septembre avec Joseph Oughourlian (Lens), Frank McCourt tient beaucoup à ce texte. Le propriétaire de l’OM accumule les pertes depuis dix ans, plombé par les fiascos des droits TV, des dépenses mal maîtrisées et de trop rares apparitions en Ligue des champions.

Le Paris FC, l’OL, Le Havre ou encore Metz ont rejoint le mouvement, concrétisé par une tribune dans la presse régionale appelant les pouvoirs publics à « accélérer la nécessaire et urgente réforme de la gouvernance du football professionnel français ».

L’OM savoure, Labrune résiste

Côté marseillais, on ne cache pas sa satisfaction, rapporte le journal. « Soutien total au principe de la loi. On peut se réjouir de l’inscription à l’agenda de l’Assemblée et c’est en partie grâce à Frank McCourt », a glissé un proche du club.

Shéhérazade Semsar de Boisséson, vice-présidente du Conseil de surveillance de l’OM, a déclaré à l’AFP que « cette loi est nécessaire pour réparer le football français et l’aligner sur les meilleurs standards européens ».

Vincent Labrune, lui, rejette « le texte en l’état ». Ce week-end à Ajaccio, dans des propos rapportés par L’Équipe, il promettait que le football professionnel irait « se battre pied à pied pour l’amender ». La menace est réelle pour la LFP, qui perdrait l’essentiel de ses prérogatives si la loi venait à être adoptée.