Ex-OM - Cheyrou pointe ce qui a manqué à l’OM

Cheyrou pointe ce qui a manqué à l’OM

Benoît Cheyrou © Icon Sport

De passage à Marseille cette semaine, l’ancien milieu de terrain Benoît Cheyrou a dressé un bilan de la saison olympienne. Le champion de France 2010 souligne la nécessité de caractère pour rebondir.

Benoît Cheyrou connaît bien l’OM. Entre 2007 et 2014, il a porté le maillot olympien à 306 reprises, pour 28 buts et 43 passes décisives. Le milieu de terrain a connu les hauts et les bas, et notamment décroché le titre de champion de France en 2010.

De passage à la Maison Ronald McDonald’s de Marseille cette semaine pour partager un moment avec les familles d’enfants hospitalisés, le consultant a évoqué la saison écoulée (propos recueillis par La Provence) : « Forcément, quand on regarde le classement, il y a une petite déception liée aux objectifs non remplis d’accrocher la Ligue des champions. »

Les tensions entre le groupe et les supporters ne l’étonnent pas : « Ça me rappelle des souvenirs. On sait qu’il y a beaucoup de passion ici, alors on est souvent dans les extrêmes. Mais je comprends la déception des supporters quant à cette saison qui s’annonçait tellement belle au départ, avec un coach qui avait de belles idées et un groupe costaud entre les mains. »

« Le caractère, une qualité indispensable »

Pour rebondir, Cheyrou identifie une qualité essentielle : « Dans mes années au club, ce qui nous a permis d’être champions, c’était la qualité du groupe, évidemment, mais surtout le caractère. C’est une qualité indispensable. Et je pense que c’est là-dessus que doivent s’appuyer les dirigeants et le coach. »

L’ancien joueur avoue par ailleurs que le Vélodrome lui procure toujours autant d’émotions : « Quand je rentre dans le stade maintenant, ça me donne des frissons à chaque fois. C’est un club à part, un stade à part et une ambiance à part… »

L’OM champion en 2009-2010 pouvait s’appuyer sur des éléments emblématiques capables de supporter la pression, comme Gabriel Heinze, Souleymane Diawara, Mamadou Niang, Édouard Cissé ou Steve Mandanda. Grégory Lorenzi aura certainement à cœur de renforcer le mental d’un vestiaire olympien mis à mal cette dernière année.