Kevin Diaz accuse la direction olympienne de n’avoir pas retenu Roberto De Zerbi, et d’avoir fait de mauvais choix. Il est selon lui inconcevable d’avoir laissé partir l’Italien.
Roberto De Zerbi a quitté l’OM alors que de nombreux objectifs restaient atteignables. Une décision qui a précipité le club dans une profonde crise. Kevin Diaz regrette que les dirigeants n’aient pas tout fait pour le retenir, alors que toute l’équipe avait été bâtie pour lui et sa façon de jouer.
« Regarde ce qui se passe à l’OM ! Si tu retiens De Zerbi, c’est parce que c’est lui ton club en fait. “Eh Roberto, l’OM c’est toi, Siamo noi jusqu’au bout, au 30 juin, on discute. Et on se serrera la main si tu penses que c’est terminé. Mais là si tu pars, le bateau, il coule.” Il est parti, le bateau est en train de couler. On en veut à tout le monde. À tous ceux qui n’ont pas fait en sorte de le garder », a lâché le consultant sur RMC.
« Jamais de la vie il faut mettre Balerdi en capitaine »
Diaz pointe la responsabilité de la direction. Le comportement des joueurs est selon lui intrinsèquement lié à son management : « Dans un sport collectif, un vestiaire est toujours à l’image du leadership. Ton vestiaire, il ressemble à tes leaders, tes leaders ressemblent à ta direction. C’est qui qui les a choisis ? Je ne défends pas les joueurs, mais je ne suis pas sûr que Pavard il n’a pas envie de mouiller son maillot. Je ne suis pas sûr qu’Hojbjerg il n’a pas envie de mouiller son maillot. Ou Medina, ou même Balerdi. Je n’ai jamais reproché à Balerdi son investissement… »
Le consultant pense aussi que Medhi Benatia a mal défini les rôles au sein du vestiaire dans son recrutement : « Il y a des joueurs à qui on a donné un rôle, qu’ils n’étaient peut-être pas prêts à endosser. Pavard, c’est le bon exemple. Ça a toujours été un soldat dans des gros clubs, qui dominent leur championnat. À l’Inter, au Bayern. Tu le mets à l’OM avec la cape du sauveur, peut-être que ce n’est pas fait pour lui ! Qui lui a donné cette cape ? C’est ça aussi ! Il est champion du monde comme dit Medina ? Mais s’il n’a pas ça en lui ? Cela ne se décrète pas ! soit tu l’as, soit tu l’as pas ! C’est comme l’histoire du brassard de Balerdi. Mais jamais de la vie il faut le mettre capitaine. »
Une sortie particulièrement sévère, qui ne devrait pas plaire à Medhi Benatia, lui qui avait choisi de pointer publiquement ses joueurs après la défaite à Lorient (0-2). Une chose paraît certaine, personne ne sortira grandi de cette crise largement évitable. Il reste désormais quatre matchs à Habib Beye pour tenter de redresser une situation devenue très compromise.









