Elie Baup n’est pas convaincu que la mise au vert décrétée par l’OM va porter ses fruits. Les joueurs n’aiment selon lui pas ces périodes.
Après Marbella, les joueurs olympiens vont passer quelques jours à la Commanderie, sur décision de Medhi Benatia et Habib Beye. Elie Baup est sceptique.
« Avant, c’était une manière de rassembler les joueurs. Ça permettait aussi de faire passer des messages sur la nutrition et la récupération à une époque où le professionnalisme n’était pas ce qu’il est devenu. Une mise au vert des années 90 n’a plus rien à voir avec ce qui se pratique de nos jours », a confié le coach haut-garonnais.
« Les entraîneurs savent que ça ne garantit rien »
Baup considère que le football moderne est très différent de ce qu’il a connu dans les années 80 et 90 : « C’est valable dans les autres sports : au cyclisme, Bernard Hinault mangeait un steak-frites et buvait un verre de rouge avant le Paris-Nice. Aujourd’hui, tout est contrôlé, les aliments pesés au gramme près, les lipides, glucides et protéines dispatchés en fonction des efforts fournis et ceux à venir… Quand tu racontes qu’on jouait aux cartes, on dirait que tu sors de la guerre de 14 ! »
Comme Samuel Gigot, le technicien ne pense pas qu’il s’agisse d’un remède miracle : « C’est pour mobiliser les mecs, et c’est aussi de la communication vers l’extérieur pour montrer qu’il y a encore un patron. Mais les joueurs n’aiment pas ces moments, ils préfèrent être avec leurs familles pour couper et se ressourcer. Et les entraîneurs savent que ça ne garantit rien. »
On peut aussi voir dans ce que traverse l’OM le revers des mercatos hyperactifs de l’ère Longoria. Un vestiaire a souvent besoin de temps pour construire une vraie cohésion, des repères et une maturité collective. Quelques jours passés à l’hôtel ne suffiront pas à souder un effectif qui ne s’est pas bâti sur la durée…









