Née de l’arrêt Diarra rendu par la Cour de justice de l’Union européenne en octobre 2024, une action collective contre la FIFA pourrait représenter jusqu’à 6 milliards d’euros de préjudice pour les joueurs européens. Le dépôt officiel serait imminent.
En octobre 2024, la Cour de justice de l’Union européenne rendait l’arrêt Diarra, du nom de l’ancien milieu du Real Madrid et de l’OM, déclarant illégales les règles FIFA encadrant les transferts depuis 2002. Une décision aux conséquences potentiellement colossales pour le football professionnel.
Dans la foulée, la fondation Justice for Players, conseillée par le cabinet Dupont-Hissel, déjà derrière l’arrêt Bosman en 1995, a lancé une action collective contre l’instance mondiale, rapporte L’Equipe.
Celle-ci devrait être officiellement déposée aux Pays-Bas dans les prochaines semaines. Le cabinet Compass Lexecon aurait chiffré le préjudice subi par les joueurs à 8 % de la masse salariale entre 2002 et 2025, soit environ 6 milliards d’euros pour l’Europe, 8 milliards à l’échelle mondiale. Quelque 100 000 joueurs pourraient être concernés.
La FIFA joue la montre
La procédure rassemblerait aujourd’hui entre 2 000 et 3 000 footballeurs, dont un millier ayant évolué en France grâce au soutien de l’UNFP, syndicat co-demandeur. La FIFpro, elle, soutiendrait publiquement la démarche sans en être formellement partie.
Du côté de la FIFA, Gianni Infantino tenterait de diviser le front syndical. Il aurait proposé à la FIFpro d’abandonner toute procédure judiciaire en échange d’une ouverture au dialogue, une offre aussitôt rejetée. En parallèle, un nouveau syndicat international concurrent a été créé en février, semblant taillé sur mesure pour affaiblir la FIFpro dans ce bras de fer.
Cette procédure pourrait devenir l’un des plus gros séismes juridiques de l’histoire récente du football mondial.









