Face au désintérêt grandissant des jeunes pour le football, plusieurs figures du sport proposent de faire évoluer les règles pour rendre le jeu plus attractif.
Parmi elles, Arsène Wenger défend une nouvelle interprétation du hors-jeu. Testée au Canada sous l’impulsion de la FIFA, cette règle considérerait un joueur hors-jeu uniquement si l’ensemble de son corps dépasse le dernier défenseur. L’objectif : favoriser le jeu offensif et augmenter le nombre d’occasions.
De son côté, Michel Platini propose de réduire le nombre de joueurs sur le terrain, passant de 22 à 20. Une mesure pensée pour créer davantage d’espaces et rendre les matchs plus dynamiques.
Des réformes structurelles pour relancer l’intérêt
Le président du SSC Napoli, Aurelio De Laurentiis, avance des idées encore plus radicales. Dans un entretien à The Athletic, il suggère d’instaurer un temps de jeu effectif : des matchs de 50 minutes, divisés en deux périodes de 25 minutes, sans temps additionnel. Le chronomètre serait arrêté à chaque interruption, comme dans d’autres sports.
Il souhaite aussi revoir les sanctions disciplinaires. Les cartons pourraient être remplacés par des exclusions temporaires, allant de cinq à vingt minutes selon la gravité des fautes. Une manière, selon lui, de sanctionner plus efficacement les comportements antisportifs en plein match.
Le dirigeant italien critique également l’utilisation actuelle du VAR et juge la règle du hors-jeu trop stricte, au détriment du spectacle.
Enfin, il appelle à repenser l’organisation des compétitions. Parmi ses propositions : une Serie A réduite à 16 clubs et la création d’un championnat européen réunissant les meilleures équipes du continent, sans pour autant reprendre le nom de Super League.
Ces différentes pistes relancent le débat sur l’avenir du football et sur les moyens de séduire une nouvelle génération de spectateurs.








