Dugarry sur De Zerbi : « C’est le niveau zéro de la remise en question »

Roberto De Zerbi © Icon Sport

Comme il fallait s’y attendre, Christophe Dugarry a répondu à Roberto De Zerbi, ce lundi.

Après la victoire de l’OM contre le RC Lens (3-1), l’entraîneur italien a dézingué la presse, en s’interrogeant ouvertement sur les critiques incessantes à son encontre. Dans une émission italienne, à laquelle Roberto De Zerbi a participé récemment, Christophe Dugarry, Raymond Domenech et Jérôme Rothen ont même été pris à partie par Antonio Cassano.

C’est dans ce contexte brûlant que l’ancien attaquant de l’OM, Christophe Dugarry, a répondu au coach phocéen, dans Rothen s’enflamme sur RMC.

« Je ne comprends pas son interview et elle me fait rire. Son seul argument pour répondre aux critiques qu’il trouve injuste, c’est ‘je suis italien’. C’est le niveau 0 du débat, c’est ça qui est affligeant. C’est le niveau 0 de l’humilité, c’est le niveau 0 de la remise en question. (…) C’est surréaliste, c’est irréel de pouvoir répondre à des critiques de journalistes ou d’autres de la sorte. Je pense vraiment que ce monsieur a un boulard démesuré. (…) Quand il me parle en conférence de presse, le mec, je le regarde et je me dis : il a entraîné Sassuolo et Brighton, je l’écoute parler, j’ai l’impression qu’il a gagné deux Ligues des Champions. Il te parle comme si c’était un cador, un monstre. Gagne quelque chose avant avec l’OM. (…) Qu’est-ce que tu vas t’attaquer aux journalistes comme ça ? Ça veut dire que tu n’es pas prêt à supporter la pression. Le jour où tu vas entraîner le Real Madrid, il va se passer quoi ? (…) C’est ça qui m’agace, cette fausse modestie« .

Dugarry, la parole de l’expert

A l’évidence, Christophe Dugarry sait reconnaître le « niveau zéro » d’un argument, car le champion du monde 1998 en est devenu le maître : ses critiques à l’égard de Roberto De Zerbi, qui ont le droit d’exister car l’Italien n’est pas irréprochable, ne tiennent sur aucun autre argument que l’ennui et l’incompréhension face à ce que le coach italien veut mettre en place. Ce qui est bien faible comme analyse, non ?

Quand Carlo Ancelotti entraînait le PSG, l’ancien attaquant, alors sur Canal +, avait déjà eu le culot de dire au coach italien qu’il ne comprenait pas ce qu’il cherchait à réaliser avec son équipe, en sous-entendant donc que l’incompréhension qui résidait était une faute de l’entraîneur.

Mais le problème, dans ce type de cas, ne se situerait-il pas dans la faiblesse d’analyse de Christophe Dugarry, champion du monde 1998, oui, mais consultant d’un piètre niveau, et incapable de comprendre ce qu’un coach de haut niveau cherche à faire ? Selon nous, c’est le plus probable, et le consultant devrait plutôt se mettre au niveau de ceux qu’il juge avec tant d’aplomb et d’agressivité, avant de reprocher aux autres un « niveau zéro de la remise en question ».