Mathieu Grégoire a répondu aux critiques de l’OM vis-à-vis de certains journalistes et défendu sa position.
Sur X, Mathieu Grégoire a répondu à Roberto De Zerbi et à l’OM, au sujet d’éventuels problèmes avec les journalistes. Le correspondant de L’Equipe ne voit pas de problème particulier dans sa ligne de conduite.
« Alors la séquence CAN complotiste 2026 est terminée, donc on peut évoquer ce sujet en toute transparence. 1/ Il n’y a absolument aucun problème entre la presse qui suit l’OM et Roberto De Zerbi. Ça se titille parfois, en on comme en off, mais il y a toujours du dialogue et du respect », a-t-il d’abord assuré.
Grégoire a en revanche dénoncé l’approche tenue par le nouveau service de communication olympien : « Il y a en revanche un rapport de forces instauré par le nouveau service de comm’ mis en place par Mehdi Benatia. On est sur un schéma assez classique, très trumpien : le journaliste est contre nous ou roule pour nous. S’il est considéré collaboratif, on lui ouvre les accès. »
« Les échanges entre la presse et le dir’ comm’ sont heurtés »
Et d’ajouter : « Le problème, c’est que si tu « collabores » (c’est le vocabulaire employé), dès la moindre critique perçue par l’équipe Benatia, tu peux te prendre les foudres. Globalement, les suiveurs de l’OM, quels que soient leur média ou leur tendance, restent pourtant soudés et courtois entre eux. »
Le journaliste considère malgré tout que l’ambiance en salle de presse est bonne : « En presque 17 ans d’OM, je trouve l’ambiance bonne, honnête. En revanche, les échanges entre la presse et le dir’ comm’ sont heurtés, il a un ton parfois agressif, intimidant, qui ne correspond pas aux relations classiques presse-institution. Voilà ce qui crée des tensions. »
« Benatia a décidé d’un boycott de La Provence et de L’Équipe »
Et de conclure : « Tout cela donne des scènes assez étonnantes, avec un Roberto De Zerbi qui critique souvent le goût de la polémique de RMC, un média pourtant très apprécié… de Medhi Benatia (multiples interviews en deux ans), qui a décidé d’un boycott de La Provence et de L’Équipe. »
Mathieu Grégoire, dont les papiers prêtent souvent à polémique, paraît ici parler au nom de beaucoup de ses confrères. Il serait intéressant de savoir qui parmi eux valide vraiment ses propos.
Certains journalistes considèrent leur métier comme une fabrique à buzz, quitte à fabriquer du soupçon là où les tensions ne sont pas évidentes. Et l’on peut regretter que des informations banales prennent, grâce à eux, des proportions démesurées. C’est le revers de la médaille d’un club populaire. Mais c’est aussi une conception du journalisme d’information qui abîme la confiance. Et cette défiance fait justement le lit du complotisme…







