Christophe Dugarry a été dirigé par Rolland Courbis à l’OM.
Décédé ce lundi à l’âge de 72 ans, Rolland Courbis suscite de nombreux hommages. Pour Pablo Longoria, le président de l’OM, le départ de l’ancien entraîneur est « une grande perte pour le football français ». Sur RMC, dans Rothen s’enflamme, Christophe Dugarry a salué la mémoire de son ancien coach à Bordeaux (1992-1994) et à Marseille (1997-1999), en évoquant d’abord ces derniers jours avec lui.
« On va essayer de lui rendre hommage de la meilleure des façons, parce qu’il le mérite, et il va nous manquer […] ça a été un choc ce matin, il m’a envoyé un message il y a quatre jours pendant qu’il était à l’hôpital, en disant qu’il s’ennuyait. J’étais aussi à la clinique parce que j’ai eu mon cinquième enfant, et j’ai eu ma fille après quatre garçons. Je lui ai dit ‘dès que ma femme est sortie de la clinique, je t’appelle, et on parle de tout ça’. Et malheureusement, j’avais l’intention de l’appeler, et est arrivé ce qui est arrivé. Ça me laisse encore plus de regrets de ne pas l’avoir entendu une dernière fois ».
« Lui et Aimé Jacquet » pour Christophe Dugarry
L’ex-Phocéen (1997-2000) est ensuite revenu sur leur relation à Bordeaux et à l’OM.
« Non, ça n’a pas été facile, mais quand tu as été 150 fois avec lui, imagine tout ce qui s’est passé. Il s’est disputé avec beaucoup de mecs qu’il a à peine croisé, alors imagine avec moi… 150 matches où on s’est côtoyé, deux têtes de cons par moment… Ça a été parfois compliqué, mais il a énormément compté dans ma carrière, lui et Aimé Jacquet. Ce sont les deux coaches qui ont le plus compté dans ma carrière, et qui ont été décisifs. Quoi qu’on en dise, Rolland (Courbis) a été un grand entraineur. J’ai toujours pensé qu’il y avait des grands entraineurs qui pouvaient ne rien gagner, et des entraineurs qui avaient gagné des choses que je trouvais, moi, totalement ridicules et pas bons. C’était un grand entraineur. Il s’est parfois perdu parce qu’il n’aimait pas qu’entrainer. Il m’a fait venir à Marseille, découvrir ce que c’était que cette ambiance, cette ville. Il a fait l’homme que j’ai été. A Bordeaux aussi, j’étais un jeune joueur et il a fallu apprendre beaucoup de choses, montrer du caractère, avaler certaines couleuvres. Puis, partir de Marseille aussi avec les problèmes que j’ai connus là-bas… Il a fait aussi de moi l’homme que je suis aujourd’hui. On s’est beaucoup fâchés, disputés, mais j’adorais parler avec lui, et c’était quelqu’un de très important. Ça a été un peu un papa du foot pour moi. Quand j’avais des doutes je l’appelais, et il me donnait son avis ».








