Dans un entretien au Dauphiné Libéré, Timothy Weah est revenu sur ses débuts à l’OM, son rapport à la pression et sa progression sous Roberto De Zerbi.
Dès les premiers instants, un mot s’impose pour résumer son arrivée sur la Canebière : le mental.
« Les premiers mois à Marseille sont toujours difficiles. Quand tu viens à l’OM, tu penses à plein de choses. Tu veux faire plaisir au public. Le Vélodrome, c’est lourd, pesant, donc mentalement il faut être fort. » L’international américain explique être arrivé avec une idée claire : se battre pour le maillot et gagner. Une philosophie qui semble porter ses fruits. « Ici, les supporters te redonnent tout ce que tu mets sur le terrain. Jusqu’à présent, ça se passe plutôt bien. »
Une ville totalement acquise à l’OM
Très vite, le joueur de 24 ans a été frappé par l’omniprésence du club dans la ville. « L’amour du football, de l’OM, tu le ressens partout. On perd parfois et ça se répercute sur le quotidien des gens. En tant que joueur, ça te donne envie de faire de belles choses. » Une ferveur qui dépasse même les frontières de Marseille. « C’est marrant, je croise plus de supporters de l’OM que du PSG à Paris. On est partout », a-t-il confié avec le sourire.
Le cap franchi sous Roberto De Zerbi
Sur le plan sportif, Timothy Weah estime avoir franchi un cap sous les ordres de Roberto De Zerbi. Bien au-delà de l’aspect tactique, c’est la relation humaine qui l’a marqué. « Roberto, c’est vraiment l’amour pour ses joueurs. Cet aspect manquait dans mes derniers clubs. Mentalement, j’ai besoin de me sentir libre et en confiance. Avec lui, je suis à l’aise, ça me donne envie d’en faire encore plus. »
Cette confiance se reflète dans ses performances. L’ancien Lillois considère même cette première moitié de saison comme la plus aboutie de sa carrière. « À Lille, je jouais beaucoup mais j’avais moins d’impact. Ici, je me sens plus important. Je touche plus de ballons, je suis impliqué. Je ne suis pas un buteur, je suis plus un couteau-suisse. Avec Greenwood, Aubameyang ou Paixão, ce sont eux les finisseurs. Moi, je sais ce que je dois faire pour aider l’équipe. »









