Longoria : « Les droits TV ? En France on dévalorise notre produit »

Pablo Longoria pense que les Français ne valorisent pas suffisamment leur football. Le président de l’OM ne voit pas de différence avec les gros championnats étrangers.

Pablo Longoria © Icon Sport

En conférence de presse, Pablo Longoria a regretté que le football ne soit pas davantage valorisé en France. Le président de l’OM pense que le niveau de la Ligue 1 équivaut à celui des gros championnats étrangers : « Les droits TV sont une priorité, pas seulement pour l’OM, mais pour le football français. C’est le moment de faire unité. À titre individuel, je cherche à m’investir. Il faut respecter la responsabilité de la Ligue. Le championnat français est un des meilleurs d’Europe, on ne peut pas accepter une dévalorisation comme ça du produit. Je crois au niveau du championnat français. Je ne crois pas à la différence entre le championnat français, italien et espagnol », a déclaré l’Espagnol.

« Tous les entraîneurs qui arrivent sont surpris par le niveau »

Longoria considère que les discussions doivent rester collectives : « Je peux en parler après avoir travaillé pendant plusieurs années dans chacun de ces championnats. Ici en France, je le dis ouvertement, on ne parle pas football. On dévalorise notre produit. On ne cesse de parler football via les polémiques. On ne cherche pas à parler beaucoup de choses positives. Depuis quatre ans que je suis dans ce championnat, la qualité et le niveau d’affluence dans ce stade, c’est incroyable. Tous les entraîneurs qui arrivent sont surpris par le niveau de notre championnat. On doit remettre le football au centre de la question. En Italie, on parle de toutes les équipes. On doit développer ce concept collectif. Pas sur les rumeurs autour du football », a-t-il poursuivi.

Certains supporters pensent que l’OM est lésé dans la redistribution des droits TV depuis le milieu des années 90. L’accord CVC l’illustre assez bien : malgré ses audiences, le club olympien a perçu la même somme que Lyon, et seulement 10 millions de plus que Monaco, Rennes, Nice ou Lille…