Atletico-OM : les souvenirs défaillants de Fred Hermel

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Frédéric Hermel a relaté les incidents survenus lors de l'Atletico Madrid-OM de 2008. Le correspondant en Espagne a réécrit l'histoire à la sauce espagnole. Un papier qui reprend la version des quotidiens ibériques de l'époque.

Atletico-OM, incidents en tribune avec la police

Le journaliste oublie le rôle tenu par la police ibérique et les fans madrilènes, dont Pape Diouf et Thierry Trésor (alors journaliste de la Chaîne Marseille) avaient notamment dénoncé le comportement raciste, à l'époque. L'imbroglio qui avait généré les incidents concernait une bâche des Ultras, que les Espagnols voulaient vraisemblablement récupérer pour donner à des supporters colchoneros réputés facistes (si l'on en croit les symboles alors affichés, c'était plus qu'une réputation). Les Marseillais avaient voulu la garder et la Guardia Civil avait chargé dans le tas, frappant tout ce qui se trouvait en face, et notamment des personnes âgées et des femmes. Après plusieurs minutes d'hébétude, les Marseillais s'étaient rebellés et avaient bouté les policiers en dehors de la tribune. L'un d'entre eux avait été blessé par un jet d'objet (le résumé des événements, fait en 2008).

Un gros problème de mémoire ?

Disposant d'un passeport espagnol, Santos Mirasierra avait été arrêté et envoyé en cellule pendant plusieurs mois. Il avait été jugé plusieurs semaines après et libéré quelques jours avant le match retour. Et si Frédéric Hermel prend encore fortement partie pour le club madrilène, c'est que la presse espagnole (catalane y compris) dans son ensemble avait paru lancer une sorte de campagne de désinformation, avec ce qui aurait pu ressembler à un fort appui de son gouvernement. À ce moment-là, les fans phocéens étaient décrits dans leurs journaux comme des Nazis... Alors qu'évidemment, ils sont à l'opposé. Il assure que "le ressentiment contre l'UEFA ne s'est pas apaisé chez les Colchoneros", lesquels avaient déclaré "Michel Platini, alors président de la Confédération européenne, persona non grata". L'instance avait effectivement suspendu le stade Vicente Calderon pour deux matchs, et certainement pas pour rien...

OM-Atletico, 2008

La presse française, suivant la mobilisation des fans olympiens, avait réagi face à ce qui ressemblait, donc, à un véritable complot (lire ici). Et les politiques, et notamment l'ancien président Nicolas Sarkozy, avaient fini par s'en mêler. La publication de cet édito par L'Équipe est déconcertante, alors qu'il avait lui-même dénoncé l'attitude des médias et hommes d'état espagnols.


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Par FootMarseille le samedi 05 mai 2018 à 09h01 - 4204 lectures.
Favre : "La coupe d'Europe, ça laisse des traces"
Emery : "Rudi Garcia a fait du bon travail"

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3 réactions à cet article
05/05/2018 à 10:29
pandaemonium.0
pandaemonium.0

Si on peut nous chier dessus, l'équipe toujours présent !!!

Mais on est parano OM

05/05/2018 à 10:38
DR FEELGOOD
OM

Merci pour l’info. J’allais acheter l’Equipe comme je l’ai fait pour la première fois depuis 2010 la veille et le lendemain de Om-Leipzig, Om -Salzbourg et Salzbourg-OM, mais finalement je boycotte comme le reste du temps cette ligne éditoriale insupportable. Et j’invite tous les amoureux de l’om qui l’achetent à ne le faire que lorsque les événements sont positifs pour notre club (pas après des défaites, pas après des polémiques sur « il faut virer le coach »ou « aulas attaque Eyraud »). C’est ma manière à moi de ne pas contribuer au commerce des émotions négatives autour de l’om (peur , colère, angoisse, anxiété, énervement...)

05/05/2018 à 11:55
Bonne Leffe 93
Bonne Leffe 93

Tout ce qui excessif est insignifiant, d'autant plus lorsqu'il s'agit de cet omnipotent journal sportif et de ce journaleux Frédéric Hermel dans son édito qui n'a rien à voir avec le foot.

Par contre, davantage inquiet par ce tout petit article annonçant une possible menace dangereuse : « Une autre menace sécuritaire plane sur la finale de la Ligue Europa. Un fort antagonisme existe entre la "Frente Atlético" et les "Ultras Sur", groupe de fans du Real Madrid. Ces derniers sont particulièrement proches des "Bad Gones", groupe ultra lyonnais. Interdits de matches à Bernabeu en raison de faits antérieurs de violence, les Ultras Sur assistent régulièrement à des rencontres dans l'enceinte lyonnaise. Ils pourraient tout à fait être présents le 16 mai à Décines. »...

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