Ajaccio 0- 2 Marseille: Escapade réussie en Corse

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En ce début du mois de février les Marseillais avaient rendez-vous sur l'Ile de Beauté, pas si loin de leurs bases, pour un alléchant match entre Sudistes. Après un mois de janvier particulièrement usant ou Marseille a rencontré la quasi totalité des cadors du championnat, des matchs comme cela paraissent bien plus légers pour une équipe qui s'habitue à rafler la première place à chaque match avancé. Ce déplacement était pourtant loin d'être gagné d'avance tant l'issue des matchs joués en Corse est souvent incertaine mais également au vu de la présence de l'ancien entraîneur Marseillais, Rolland Courbis, qui depuis qu'il a fini de purger sa suspension dynamise son équipe.



Le cadre dans lequel se jouait cet Ajaccio-OM est en tout cas fort plaisant, avec la mer en bordure du vétuste stade Ajaccien mais aussi de très belles montagnes... Cependant ce choc entre Sudistes n'a pas été un Everest pour les Marseillais même s'ils n'ont pas non plus surnagés.



D'entrée de jeu, les Corses très motivés à l'idée de faire tomber l'un des co-leaders de la L1 tentaient d'avoir la possession du ballon mais les cinq premières minute ont finalement été un round d'observation. La première frappe du match est signée Grégoire. mais elle est trop enlevée et passe bien au-dessus des cages du gardien Croate de l'OM. A la 10ème minute de jeu, suite à une faute sur la nouvelle vedette de l'équipe Corse, la star sur le déclin, Esnaider, les Corses obtiennent un coup franc tiré par Rodriguez, spécialiste de la discipline mais la balle file dans le mur Marseillais bien en place.



Aucune des deux équipes ne semble se démarquer et la possession de balle n'est jamais de très longue durée et les Corses manquent de prendre l'avantage à la 16ème minute sur la première action d'Esnaider en L1 bien stoppée par une parade réflexe admirable de Runje.



Jusqu'à la 25ème minute les Corses semblent avoir un léger avantage sur leurs hôtes Marseillais dont la seule action dangereuse a lieu sur un coup franc du tout jeune Gafour, titularisé par Perrin, qui passe de peu au dessus des cages de Trévisan.



Le pressing devient ensuite Marseillais et ceux-ci semblent se montrer un peu plus à leur avantage sans vraiment se procurer d'occasions dangereuses. Le match semble parti sur des bases toutefois assez décevantes tant les deux équipes ont du mal à mener des mouvements offensifs collectifs, les actes isolés se multipliant.



Et c'est à la 34ème minute que Bakayoko surgit pour réveiller ce match en inscrivant un but remarquable. Un splendide retourné suite à un coup franc intelligemment tiré en cloche par-dessus le mur par Ecker, et une remise de la tête de Leboeuf, Une action parfaite sans doute répétée à l'entraînement par les intéressés et qui ne laisse aucune chance à Trévisan.



Les tentatives de rébellion Corses sont menées par le nouveau meneur de jeu, Diomède mais c'est Marseille qui s'avère dangereux en contre avec Sytchev, la coqueluche des supporters Marseillais, sifflé deux fois hors-jeu à tort par le trio arbitral.



Dernière alerte à l'ultime minute de la première mi-temps avec une tête puissante d'Esnaider claquée au dessus du but par un Runje, très en forme.

Les Marseillais mènent donc à la mi-temps de façon assez logique même si cette mi-temps a été poussive pour les deux équipes qui ont eu du mal à trouver leur jeu.



En deuxième mi-temps, Runje a dû se détendre pour parer une nouvelle tête d'Esnaider à la 55e minute puis deux minutes plus tard détourner un tir de Xavier Collin qui est passé comme un boulet entre les jambes de deux joueurs placés juste devant lui. Les Corses semblaient alors en mesure de rejoindre l'OM au tableau d'affichage et le supporters Marseillais sont sans doute reconnaissants du talent déployé par leur portier.



Marseille jouait toutefois parfaitement les contres mais ceux-ci sont restés sans succès aux 66ème et 71ème minutes du match.

L'ultime tournant du match est alors un penalty obtenu par Perez et transformé par Sakho, après une faute de Seck, l'homme qui multiplie les fautes comme les petits pains.

A la 79ème minute de jeu, l'Om a donc définitivement tué le match.



S'ensuit une domination stérile des Corses qui ne semblaient plus en mesure d'inquiéter les Marseillais. Une victoire bien méritée pour les Olympiens. ceux-ci se sont quelque peu économisés et n'ont pas eu spécialement à forcer leur talent pour venir à bout des modestes Corses.



Les Marseillais confortent donc leur place et pour prétendre au titre, des victoires à l'extérieur comme celle-ci sont primordiales.

Enfin, signalons que les buteurs Marseillais sont cette fois bel et bien des attaquants...

par Hephaistos le samedi 08 février 2003 à 19h50
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